Présente à Biarritz et à Paris, Alaena associe soins du visage, massages et cosmétiques biologiques formulés sous la direction d’une dermatologue. Son adresse basque se distingue surtout par ses rituels construits autour de l’ofuro, un bain japonais en bois qui constitue la première étape de plusieurs protocoles.
Créé à Biarritz en 2015 par le chirurgien plasticien Jean-Marc Peres et la dermatologue Sylvie Peres, le Spa Alaena s’est vite développé en famille avec le lancement d’une gamme de cosmétiques biologiques, puis l’ouverture d’une adresse parisienne aujourd’hui installée rue Meslay, dans le Haut-Marais.
Les deux établissements ne proposent toutefois pas exactement la même expérience. Le spa parisien réunit sept cabines, un hammam et une salle de yoga sur 300 mètres carrés. À Biarritz, quatre cabines individuelles et une cabine double occupent un espace de 250 mètres carrés dont l’architecture, mêlant bois clair, pierre et lignes courbes, revendique une inspiration japonaise contemporaine. C’est également le seul des deux spas Alaena à disposer d’un bain ofuro.
Un bain chaud intégré au massage

Au Japon, le bain ne se confond pas avec la toilette : le corps est lavé avant d’entrer dans l’eau, afin de réserver l’immersion au repos et à la détente. Alaena reprend cette distinction, sans prétendre reproduire dans son intégralité les usages domestiques ou thermaux japonais.
Son soin O’Furo commence par une immersion dans un bain en bois, accompagnée d’un massage du cuir chevelu et des trapèzes. La séance se poursuit ensuite en cabine avec un massage personnalisé. La formule dure 60 ou 90 minutes et coûte de 120 à 165 euros. Elle peut également être réservée en duo.
Cette construction présente un intérêt assez évident : la chaleur précède le travail manuel au lieu d’être proposée comme une prestation indépendante.
Elle aide à installer la détente et rend la transition vers le massage plus progressive. Des études consacrées à l’immersion en eau chaude observent bien des modifications physiologiques immédiates, notamment sur la circulation et certains marqueurs cardiovasculaires. Les données disponibles ne permettent cependant pas d’attribuer à une séance de spa l’ensemble des effets « régénérants » ou « rééquilibrants » parfois employés dans le vocabulaire commercial.
L’intérêt du protocole tient donc principalement à son enchaînement sensoriel et à la qualité du massage, plutôt qu’à une promesse thérapeutique particulière.
Plusieurs rituels autour du même bain
Alaena décline l’ofuro dans quatre autres prestations. L’« Escapade à Biarritz », proposée à 165 euros pour 90 minutes, associe le massage réalisé dans le bain à un travail de la face dorsale et à un soin du visage destiné à raviver l’éclat du teint.
Le « Rituel japonais visage et corps » constitue la formule la plus complète : après l’ofuro, il comprend un massage du dos et des jambes, puis un soin facial inspiré du kobido. La séance dure deux heures et coûte 240 euros.
Une demi-journée à 300 euros ajoute au bain japonais un passage au hammam avec exfoliation, un massage complet et un soin du visage, pour une durée totale de trois heures. Ces tarifs placent clairement l’offre dans la catégorie des expériences premium, mais la progression entre les formules reste lisible : la dépense supplémentaire correspond à un temps de soin plus long et à l’ajout de prestations identifiables.
La carte mentionne également un « Rituel maternité – O’Furo & massage » de 90 minutes à 165 euros. Un point mérite toutefois d’être clarifié avant toute réservation : la fiche de cette prestation s’adresse explicitement aux femmes enceintes, tandis que la FAQ affichée sur la même page indique que le bain ofuro est déconseillé pendant la grossesse.
Cette contradiction semble pouvoir provenir d’un texte standard reproduit automatiquement, mais elle concerne une précaution de santé et devrait être corrigée.

Dans l’intervalle, mieux vaut demander directement au spa à quel stade de la grossesse le soin est proposé, à quelle température et pour quelle durée.
Une identité plus convaincante à Biarritz
Alaena met largement en avant son origine médicale et ses cosmétiques formulés par la Dre Sylvie Peres. Cet environnement apporte de la cohérence aux soins du visage, mais ne transforme pas les massages ou l’ofuro en actes médicaux. Leur vocation demeure celle d’un spa : procurer du confort, favoriser le relâchement et offrir une expérience sensorielle.
C’est précisément à Biarritz que le positionnement paraît le plus distinctif. À Paris, l’association du hammam, du yoga, des massages et des consultations compose une offre étendue, mais relativement familière dans l’univers du bien-être haut de gamme. Le bain japonais donne en revanche à l’adresse basque un véritable fil conducteur.
L’ofuro n’y est pas seulement un élément photogénique placé au centre du décor. Parce qu’il est suivi d’un massage et, selon les formules, d’un soin du visage ou d’un passage au hammam, il structure réellement le protocole. C’est cette continuité, davantage que les promesses générales de « rééquilibrage » ou de « régénération », qui rend l’offre Alaena intéressante.
